Digressions

C’est lundi ! Que lisez-vous ? (Bonus : petit bilan culturel)

Ce que j’ai lu cette semaine

  • Akira Yoshimura, La jeune fille suppliciée sur une étagère
  • Julian Barnes, Une fille, qui danse

 

Ce que je suis en train de lire en ce moment

9782264064561Quatrième de couverture : Cherchant à s’affranchir d’une Allemagne rurale et moyenâgeuse, les fils Kaufmann font cap sur l’Amérique, accompagnés de leur amie Magdalena. Dans les Bohemian Flats, banlieue boueuse de Minneapolis ou immigrés tchèques, suédois, juifs et irlandais cohabitent, c’est une communauté extraordinaire qui leur ouvre les bras. Mais bien vite, la Première Guerre mondiale éclate et soumet les habitants au poids de leurs origines… Après avoir conquis le public français avec son premier roman, Wisconsin, Mary Relindes Ellis nous livre une inoubliable fresque familiale.

Mais j’ai une impression assez mitigée, alors je ne l’ai pas emmené pour ma petite semaine de vacances. Je le reprendrai plutôt à mon retour, je pense. Et cela nous donne une deuxième lecture :

.

 

 

812m21lYIuLQuatrième de couverture : Le Fouet vivant raconte le quotidien d’un village slovaque, Ráztoky, pendant la Première Guerre mondiale. La guerre, ici, n’est évoquée qu’à travers ses conséquences morales sur des villageois qui, au début du roman, n’en ont qu’une idée abstraite. Le retour des premières « Gueules cassées » leur fait peu à peu prendre conscience de la gravité des événements et, surtout, la guerre, bien que Ráztoky soit à l’abri de ses assauts, libère et exacerbe les instincts mauvais que les habitants, en temps de paix, dissimulaient derrière une morale de façade. Si l’intrigue tourne autour de deux figures principales – la jeune Eva Hlavajová qui, pour faire rappeler son mari du front, cède aux avances d’un notable, et le soldat Adam Hlavaj qui, devenu déserteur, prend la tête de la rébellion des villageois contre les représentants de l’autorité austro-hongroise -, le véritable protagoniste est le village lui-même. Bouleversant plaidoyer contre la guerre qui s’accompagne d’une réflexion sur la nature humaine capable du pire lorsque des circonstances exceptionnelles font éclater le vernis des conventions, le Fouet vivant, écrit par un jeune homme de vingt-trois ans, est considéré comme le roman fondateur de la littérature slovaque moderne.

Comme vous pouvez le voir, je me place dans une veine assez historique en ce moment. 😉

Ce que je vais lire ensuite :

Va savoir… Mais j’ai emmené quelques ouvrages avec moi pour cette semaine, dont :

5936300481_Un-brillant-avenir-de-Catherine-Cusset-Folio CHEVAUX VAPEUR +4 C_Plonger_7263

Ce que j’ai vu cette semaine

1135954_au-chatelet-alvin-ailey-ou-lode-a-la-danse-web-021197350059Alvin Ailey Dance Theater – Programme du 31 juillet. Une très bonne troupe, avec une énergie et une qualité de mouvement remarquables, dans des pièces très différentes, entre le jazz, l’afro-jazz et le contemporain. Ce spectacle m’a notamment permis de découvrir Minus 16, une pièce du chorégraphe Ohad Naharin, dont les images me hantent encore. Non seulement la chorégraphie (dont on retrouve de larges extraits sur le Net) est intéressante, mais les danseurs de la compagnie lui ont insufflé une énergie et une gestion du mouvement qui leur est très personnel et ajoutait encore à la force de la pièce à mon sens. Hélas, j’étais installée à une très mauvaise place (même si nous avons bougé au premier entracte). Reste que voir de la belle danse, ça fait toujours du bien.

AFF_crimes_40x60.DERjpgCinéma – Premiers crimes à la Galerie des Bibliothèques de Paris (terminée). Au premier abord, l’exposition pourrait sembler petite, mais elle regorge de documents intéressants. Cinéma premiers crimes s’intéresse, comme son nom l’indique, à la représentation du crime aux débuts du cinéma. Des apaches qui terrifient la Belle Époque tout en alimentant ses fantasmes aux gangsters qui deviennent à la mode à l’aube du parlant, des méchants insaisissables et changeants à la Fantomas aux détectives de tous poils, de Rouletabille à Sherlock Holmes en passant par leurs parodies et caricatures, le cinéma des débuts n’a rien à envier à celui d’aujourd’hui en terme de romanesque ou de sensationnel. Et tandis que certains s’inquiètent de la violence de telles représentations, le public se bouscule dans les salles pour en voir toujours plus. Un contenu la fois dépaysant (le cinéma d’alors fonctionne selon d’autres codes) et proche de nos représentations. Une exposition amusante et instructive, que je suis très heureuse de ne pas avoir raté !

Le bilan du lundi sur le blog de Galleane

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