Ateliers d'écriture·Les z'envolés

Les Z’envolés, 4e session : Les paroles s’envolent, les écrits restent.

Nous avons été trois, à nouveau, à nous pencher sur le dernier sujet d’atelier : l’éphémère. La proposition a poussé Frederic Leblog vers la poésie et la fantaisie, car il entrouvre pour nous la porte du Concile Annuel des Enchantements Terrestres dans Le Temps compté. Tout commence, étrangement, par un retard, un peu de temps volé – quelques minutes, peut-être, un rien – que l’on reprochera à la narratrice.  Mélisse, quant à elle, s’invite dans la danse (nous lui souhaitons la bienvenue !) avec un émouvant instantané. Souvenir d’un rien, c’est quelques phrases sur quelques secondes, comme suspendues, qui pourraient n’être pas grand chose mais signifient pas. Dans mon propre texte, tout tient à quelques secondes, le temps de comprendre que le monde peut tourner sans nous. Ainsi, avec trois angles et trois tons très différents, n’avons-nous pas tous affirmé, d’une façon ou d’une autre, l’importance de ce qui ne dure pas ?

Par ici pour découvrir nos trois textes parlant de l’éphémère :

  • Souvenir d’un rien par Mélisse
  • Tourbillon par Alphonsine (voir ci-dessous)
  • Le temps compté par Frédéric Leblog (voir ci-dessous)


Tourbillon par Alphonsine

La ville est comme un grand manège
Dont chaque tour nous vieillit un peu.
Charles Trénet

J’ai toujours eu un truc avec les fêtes foraines. J’y passe, même aujourd’hui, avec une sorte d’attention maximum, les sens aux aguets, ivres de couleurs trop vives et d’odeurs de sucre. Les pulsations de la techno, les voix déformées, méconnaissables avec, en fond, la ritournelle mélancolique d’un carrousel vide qu’on a oublié là, tout se mélange dans un brouhaha qui m’enveloppe et me rassure. Mais il y a aussi autre chose. Pour moi, la fête foraine est le lieu par excellence de l’angoisse existentielle. C’est bizarre d’associer ces deux éléments que tout oppose, et ce qui est plus étrange encore, c’est que cela ne supprime en rien les premières impressions, l’assourdissement des couleurs, les odeurs qui poissent dans l’air et l’ostentation des musiques qui n’ont rien à voir ensemble. Les deux sentiments cohabitent naturellement : l’angoisse pointe, par pics, et puis un stand attire mon attention, cela repart. Le cœur s’est emballé un instant, rien de plus. Tout ça à cause d’un souvenir.

C’est arrivé quand j’étais petite. Nous étions partis chez mes arrière-grands-parents pour les vacances. L’été finissait – je ne sais pas pourquoi, dans ma mémoire, je situe cet épisode en septembre, ce qui est impossible puisque l’école aurait repris et que je n’aurais dû être en classe à ce moment-là – et il y avait derrière les remparts de la vieille ville une petite fête foraine. Mon manège préféré, à l’époque, c’était des petites voitures montées sur rails. Le tour se terminait par une pente qui augmentait un peu la vitesse, et où, si on levait la tête, on pouvait sentir un peu de vent sur les joues. A mes yeux, à l’époque, c’était tout autre chose que les manèges pour bébés qui ne faisaient que tourner en rond – je comprendrai plus tard que la boucle était peut-être plus complexe, mais que c’était toujours tourner en rond. Ce soir-là, quand j’ai repéré le manège, j’ai insisté pour qu’on y aille. On s’est approchés, j’ai observé l’engin, ma mère m’a acheté des tickets. Il fallait alors attendre son tour.

Avant de monter, j’avais toujours le même rituel. Mon ticket à la main, alors que les petites voitures tournaient, j’observais. Je forçais ma mémoire à fixer chaque petite voiture, que je classais méthodiquement : celle-là était rouge, mais la forme était moche ; celle-là avait une belle couleur, mais la bande orange que l’on avait peinte par-dessus manquait de classe ; celle-là enfin était vraiment pas mal à tous points de vue mais j’avais vu l’enfant presser le klaxon et il était parfaitement ridicule. Je ne devais donc surtout pas la prendre. Le coup de klaxon en effet devait être l’apothéose du tour. Mal choisi, il pouvait ruiner la plus jolie des voitures et vous donner l’air d’un bébé. Une fois que j’avais trouvé la voiture parfaite, j’en sélectionnais d’autres un peu moins bien mais tout à fait acceptables, au cas où d’autres enfants auraient la mauvaise idée d’atteindre la meilleure voiture avant moi.

Et puis le manège ralentissait. Il fallait choisir, s’élancer. Cette fois-ci, j’avais repéré mon Graal, et j’ai couru à l’arrière du manège pour m’y installer fièrement. J’ai donné le ticket au Monsieur qui passait avec la fierté du conquérant. Et puis, pour essayer avant le démarrage, j’ai pressé le klaxon. Horreur. Mes oreilles m’avaient trompée, ou la distance, mais ce n’était pas du tout le klaxon que je voulais. Celui-là était ridicule, ça allait tout gâcher. Mais personne ne pouvait me voir, il était encore possible de rectifier le tir. Vite, je me lève, je cours aux voitures voisines, je me penche, je teste… Aucun klaxon ne me plaît. La sonnerie du manège, soudain, retentit. Je veux courir à ma voiture – la première, deuxième, troisième, peu importe, il suffit de quelques secondes, je suis agile, je vais sauter dedans, et ce sera bien tout de même. Je ne suis qu’à un pas, mais la deuxième sonnerie retentit, aigrelette, et les voitures se mettent en branle. Quelque chose en moi s’effondre. Je regarde les voitures passer devant moi. Il suffira de quelques tours pour que ma mère comprenne que je n’y suis pas et qu’elle s’inquiète. Il faut faire le tour des rails, avouer ma bêtise devant tout le monde. J’ai l’impression que c’est insurmontable. Je ressens de la colère, de la honte, et une forme d’angoisse plus profonde que je comprends mal.

Le manège est parti sans moi. J’en ai fait des cauchemars pendant des semaines. Il aurait dû savoir que je n’étais pas prête, attendre, rien qu’un seconde de plus, j’arrivais, il suffisait d’un peu de patience. Comment le manège avait-il même pu partir sans moi ? C’était pour moi, pour les enfants dans mon genre qu’on l’avait construit, peint, réparé, décoré… Comment était-il possible, alors, qu’il se soit enclenché et tourne, presque vide – c’est la fin de l’été – en me perdant moi, qui voulais, qui allais, c’était imminent… De grosses larmes me roulaient sur les joues quand ma mère m’a vu réapparaître sur le côté. Elle vient vers moi, me pose plein de questions d’adultes, des questions qui cherchent des responsabilités – et je sais que je ne peux pas répondre ce que je voudrais, parce que « c’est la faute du klaxon », c’est trop compliqué pour elle, elle ne comprendrait pas. Elle finit par m’amener, malgré mes protestations, vers le Monsieur du manège, qui baisse son regard vers moi. J’ai peur qu’il me dispute, je me ratatine, j’essaie d’expliquer. Je nuance, je mets ça sur le compte d’un caprice, d’une bêtise, je prends les mots des adultes pour déguiser ma faute sans voir qu’avec ces mots-là, elle devient plus incompréhensible encore. Je ne suis pas sûre qu’il comprenne. Il m’explique avec une voix douce que c’est dangereux ce que j’ai fait, et qu’il ne faudra plus jamais le refaire et il me donne deux tickets gratuits pour me consoler. Je recule, je vois le manège qui tourne. J’attends mon tour. Je n’ai plus envie de repérer les voitures et mieux arrêter mon choix.

Autour de moi, tout semble normal, comme si personne n’avait remarqué l’incident, comme si, même, rien ne s’était passé. Les enfants pressent les klaxons, font signe à leurs parents, et tout se répète, sans accrocs. J’ai l’humiliation qui palpite, et j’ai beau vouloir faire mon tour dans ma petite voiture, souscrire à l’illusion, manger autant de croustillons et de nougats que je pourrai ensuite, j’ai le sentiment que je ne pourrai pas l’effacer tout à fait. Le manège était parti sans moi.

Aujourd’hui encore, j’y repense, avec un reste d’angoisse. Il aura fallu cet incident ridicule – quelques secondes à peine – une blague du hasard, pour que je comprenne que le monde ne m’attendrait pas.


Le Temps Compté par Frédéric Leblog

Je suis arrivée en retard au Concile Annuel des Enchantements Terrestres… Iris et Impatience m’ont regardée d’un sale œil, me reprochant en mimiques silencieuses d’avoir manqué le discours d’ouverture de Mère Rose.

Essoufflée, les joues rougies par les vents encore frais en ce début de printemps, mais aussi par la honte que j’éprouvais à sentir tous les regards désapprobateurs posés sur moi, je comblais discrètement le vide de ma place. Surtout, je gardais les yeux au sol pour ne pas affronter ceux de Mère Rose, dont je savais bien qu’elle n’avait plus d’autre point de mire que moi en ce moment et pour quelques longues minutes encore, sans compter qu’elle ne manquerait pas de me sauter dessus pour m’agonir de reproches quand le cocktail débutera.

Elle avait marqué un court silence, volontaire, à mon arrivée, pour clairement signifier qu’elle n’appréciait pas les retardataires. Pour elle, c’était la démonstration physique d’un manque évident de conscience et d’implication alors que le Temps nous était scrupuleusement compté.

A peine installée, on m’avait glissé un petit document qui suivait pas à pas les consignes édictées par notre vénérable conférencière. Ce n’était rien moins qu’un business plan concocté par ses soins pendant les Mois Sombres.

J’y retrouvais la plupart des arguties habituelles, à l’intention des nouvelles venues qui ne savaient rien de l’Avenir, cependant, Mère Rose avait pris soin d’ajouter un long chapitre truffé de nouvelles consignes essentielles. C’était d’ailleurs écrit « ESSENTIEL » et c’était même souligné d’un double trait noir…

Je ne fis que parcourir tout cela d’un œil distrait, toujours soucieuse d’être, à cet instant, la plus transparente possible.

Les questions fusèrent dès qu’elle eût fini ses péroraisons. Frère Œillet, activement relayé par Frère Chrysanthème, opposa toutes sortes de convictions, plus ou moins fantaisistes malgré l’aspect macabre de ses propos, qui furent entendues, à vrai dire supportées, par l’Assemblée toute entière. Comme tous les ans, ils prétendaient, en un discours bien orchestré en canon, s’arroger tous les honneurs, arguant du fait que les Hommes se montraient de plus en plus arrogants. Selon eux, les Années Noires étaient sur le point de renaître de leurs cendres, et pour longtemps. Œillet et Chrysanthème mériteraient donc, à deux seuls, de profiter de la quasi-intégralité de l’Espace et des ressources pour assurer la double mission visant à honorer les mânes des disparus-à-disparaître-prochainement et masquer les atrocités commises-à-commettre. L’Assemblée frémit d’impatience assez vite. Tous les ans, la même ritournelle… Les quolibets ne tardèrent donc pas à fleurir un peu partout autour d’eux, finissant par les rendre plus belliqueux.

Mère Rose observait tout cela en silence avec la patience d’une mère compatissante. Comme tous les ans aussi, elle laissait filer les commentaires, candides et creux, de celles et ceux qui, sans le savoir, ne seraient plus là l’année suivante.

Elle souriait souvent aux réflexions inconsistantes de ces Pensées, jeunes et irréfléchies, qui proféraient à tors et à travers les opinions les plus puériles, sous couvert d’une culture rendue intensive par des mois et des mois de travail sous-terrain. Juchée en haut de la scène, Mère Rose inondait l’Assemblée de sa présence quasi-divine. C’était sûrement à cause de sa présence rassurante que tout le monde se permettait ainsi de vouloir refaire le monde sans craindre de représailles. C’est vrai que son aura la dépassait souvent, bien plus qu’elle ne l’aurait jamais voulu. Elle était le symbole puissant et indiscuté de notre Assemblée. Ainsi, quand les discours se firent trop véhéments, ce qui ne manquait jamais de se produire au bout de quelques temps, elle mit un terme à toutes ces futilités en tonnant de sa voix forte un « Silence ! » dont elle avait le secret.

Tout le monde se tut, les théories cessèrent de vivre dès cet ordre donné, les questions restèrent en suspens sans plus se préoccuper des réponses, les gestes se figèrent, l’air lui-même sembla s’immobiliser.

Mère Rose attendit encore quelques instants, profitant de l’accalmie pour offrir un regard à chacun des membres, appuyant un peu plus son attention sur celles qui tardaient encore à se calmer tout à fait.

Puis, consciente que tout le monde était enfin attentif et disponible pour entendre ce qu’elle s’apprêtait à leur dire, Mère dit ainsi :

– Chers Enfants, cette année… Frère Œillet et Frère Chrysanthème auront ce qu’ils demandent.

Un long murmure parcouru l’Assemblée stupéfaite. Les deux frères eux-mêmes semblaient pétrifiés d’effroi.

– Et ils auront encore ce dont ils auront besoin pour les années à suivre.

Les phrases tombaient brutalement, comme pour éviter toute perte de temps inutile. Mère Rose savait que le Temps était compté, comme toujours, et son auditoire devait maintenant en prendre toute la mesure.

– Les Années Sombres frappent à nos portes avec insistance et il n’est plus rien pour les retenir. Il n’est pas utile, je pense, de vous rappeler toutes les terribles choses qui ne manqueront pas de se produire sous leur règne infâme.

– Mais… s’exclama une voix quelque part derrière moi.

– Silence, ma Fille ! Il n’est plus temps de parler pour ne rien dire. Il faut maintenant nous concerter pour en sauver le plus possible. Alors, je compte sur vous pour écouter et appliquer à la lettre, tant que faire se pourra, les ordres qui sont, en ce moment même, téléchargés dans vos baguettes. Il n’est pas question pour nous d’échouer, même partiellement. La partie qui se jouera sans que nous ne puissions rien faire pour éloigner les Hommes de leurs folies trop longtemps contenues, devra se solder par la survie de quelques uns d’entre eux, pour assurer la continuité de leur monde et, par là, du notre.

– Mère ! se lamentèrent déjà quelques Pensées inquiètes, comment aider ceux qui ne veulent que s’anéantir ?

– C’est votre rôle depuis la nuit des temps ! répondit-elle, péremptoire. C’est aujourd’hui, plus que jamais, que vous devez avoir en tête l’importance de votre présence auprès d’eux.

– Mais nous n’avons pas vos capacités, Mère !

– C’est bien pourquoi je vous ai convoqués ce soir, toutes et tous. Je vous remercie d’ailleurs de n’avoir pas négligé d’être ici, même si, contre toute logique, quelque retardataire à bien failli rompre l’Équilibre et l’Harmonie de cette Assemblée, rétorqua-t-elle en me regardant bien droit dans les yeux.

Je voyais briller dans son regard les flammes d’un feu nouveau, intense et prêt à se propager dans toute la salle, nous insufflant une partie de ses propres forces.

– Ce soir, je ne serais plus votre Mère…

Sans attendre la suite, nous nous mîmes tous à protester qu’il ne pouvait en être ainsi. Un terrible sentiment d’abandon nous écrasa sans tarder, ruinant les raisons de nos existences et de notre amour pour elle.

– Silence ! tonna-t-elle encore.

Elle prit encore le temps d’attendre que sèchent les derniers sanglots de certaines de mes voisines puis, dans un soupire profond nous asséna sa dernière information.

– Ce soir, et à jamais, je serai votre Sœur.

– Mais qui nous dirigera ? me décidai-je enfin à demander d’une voix forte pour couvrir les murmures qui couraient déjà tout autour.

– Comme je te retrouve enfin telle que je t’aime, ma belle Colchique… répondit-elle en m’honorant d’un divin sourire.

Puis, me délaissant des yeux mais pas du cœur, elle se redressa pour parler à tous, sans plus s’interrompre.

– Je ne suis déjà plus votre Mère, vos baguettes sont maintenant chargées et dotées de nouveaux Pouvoirs, Sortilèges, Enchantements. Ceci parce que, si maintenant je suis votre Sœur, vous êtes toutes promues au rang de Mères !

Elle nous laissa encore un peu de temps pour comprendre l’incroyable nouvelle. Mère Rose ne se dépouillait pas de son titre mais le partageait avec nous…

De terreur nous passâmes presque tout de suite à l’espoir.

Nous, les Fées devenions les égales de celle qui nous avait toujours inspirées, qui avait su guider nos pas, soigner nos blessures, réduire nos doutes à néant.

– Mais que tout cela ne vous détourne pas de notre mission ! Nous ne sommes ce que nous sommes que dans le devoir de sauver les Hommes. Les Années Noires tenteront par tous les moyens de les asservir, de les réduire à rien, et elles tenteront de nous détruire pour couper court à toute chance de survie. A nous de rester unies et fortes, animées par la seule ambition de sauver le monde. N’écoutons que nos cœurs réunis dans la plus difficile des Quêtes que le Destin à jamais placée sur nos chemins.

– Que devrons-nous faire ? fit une voix fluette et sucrée.

– Ce que nous avons toujours fait ; répandre la Magie et l’Envie de vivre à tous ceux qui ont perdu l’Espoir. Tous ne pourront pas être sauvés mais nous ne devons plus vivre que dans le dessein de tuer la Bête qui arrive à grands pas. Le Temps nous manque déjà tant la tâche est immense et incertaine. Ne perdez plus une seconde, parcourez le monde et trouvez les âmes qui mériteront de voir renaître l’Aube ! Mes Sœurs, plus que jamais, la faiblesse des Hommes a besoin de la force de nos convictions, de l’Amour que nous leur portons malgré tous leurs infinis défauts. L’Univers tout entier mourra si nous échouons.

Nous ne disions plus rien.

Elle conclut enfin, après un long silence de communion général :

– Ne perdez pas une seconde. Armées de tous les Pouvoirs, de toutes les Chances possibles, il vous appartient de lutter pied-à-pied conter un adversaire qui sévit depuis toujours, qui sait prendre son temps pour mener les mondes dans le plus noir des gouffres. Faites vite, il ne nous reste déjà presque plus assez de temps pour tout faire ! Vous savez que nous ne pourrons agir que prestement, et dans des délais toujours trop brefs pour mener des combats de longue haleine. Depuis toujours, ceux qui nous ont créées ont décidé que nous ne serions jamais individuellement éternelles, alors nous devons faire vite, ensemble et sans jamais faillir. Rappelez-vous : bien que vous portiez toutes des noms de fleurs, à la vie toujours courte, vous n’en êtes pas moins, et pour toujours ; les Fées-Mères !

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2 réflexions au sujet de « Les Z’envolés, 4e session : Les paroles s’envolent, les écrits restent. »

  1. Exact ; le Temps ne dure pas, malgré son aspect éternel.
    De l’éphémère, on ne retient que le Présent, qui ne dure que cette fraction évoquée par Mélisse. Tellement rapide qu’on n’a pas le temps d’en faire usage. Terrible.

    Et les choses, même éphémères, reviennent toujours.
    Tout cela ne fait que tourner, encore et encore.
    Ainsi le terrible constat que, si des opportunités nous sont toujours offertes, comme sur le carrousel d’Alphonsine, il est dangereux de ne savoir laquelle saisir.
    Super thème.
    Merci à vous pour ces pensées profondes.

    Aimé par 1 personne

  2. J’ai particulièrement aimé les effets d’écho des trois textes sur cette session : alors même qu’ils sont très différents, dans le sujet ou même dans le ton, on sent ce frémissement du temps qui court, la fragilité même de ce qui ne dure pas… paradoxalement fixée par les mots. Merci à vous 🙂

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